[Murakami, Haruki] La course au mouton sauvage

Publié le par Naelline

http://www.livraddict.com/covers/75/75071/couv66294534.jpgLa course au mouton sauvage

Auteur : Haruki Murakami (Japon)
Illustration de couverture :

Titre original : Hitsuji o meguru bôken (1982)
Traduction : Patrick De Vos

Editeur : Seuil (2009)

318 pages, 22 cm

Genre : Contemporaine

ISBN :  978-2-02-095207-1
EAN : 9782020952071

Prix Nomā pour la traduction française de Patrick De Vos - 1982

Quatrième de couverture

Ami d'un jeune homme surnommé le Rat, un publicitaire assez banal, divorcé, vivant avec une femme dotée de très belles oreilles, voit son univers basculer parce qu'il a publié la photo d'un troupeau d'ovins dans un paysage de montagnes. Parmi ces moutons, l'un d'eux aurait pris possession d'un homme pour en faire le Maître d'un immense empire politique et financier d'extrême droite. Or, le Maître se meurt. Menacé des pires représailles, le publicitaire doit retrouver le mouton avant un mois. Ce qui le mène de Tokyo à l'hôtel Dauphin de Sapporo, pour finir au fin fond d'une montagne encore plus au nord d'Hokkaido. " Qui irait croire une histoire aussi loufoque ? " dit le Rat à son copain. Et pourtant, on y croit parce que c'est Murakami, un auteur qui sait décrire - comble du style - de manière très naturelle des histoires extraordinaires, introduire des canettes de bière et des morceaux de jazz dans ce qui semble une fantasmagorie, faire sentir le vent ou le silence de la neige qui règnent sur les rêves.

Mon avis

J'avais été ravie de ma lecture de la nouvelle "Sommeil" de l'auteur. C'est donc pleine d'espoir que j'avais entamé ce roman apparemment fantastique. Je l'ai commencé une première fois, mais j'avais des lectures plus urgentes puis il a fallu le rendre à la bibliothèque. Je l'ai donc emprunté une seconde fois quelques mois plus tard, bien décidée à découvrir un peu plus l'univers d'Haruki Murakami.

Et la... rien. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. J'ai trouvé les choses trop déstructurée. La plume difficile à suivre, tout comme l'histoire. Ce n'est pas du fantastique, c'est plutôt du surréalisme. J'ai beau être Belge, et être sensée aimer le surréalisme (bonjour les clichés), c'est quelque chose avec lequel j'ai beaucoup de mal en littérature (coucou Ionesco, coucou l'écume des jours).

En plus l'histoire met un temps fou à démarrer, et en attendant on suit un héros plutôt fade à qui il arrive peu de choses intéressantes. Pourtant le manque d'action ne me gêne pas  : j'ai adoré Sommeil, du même auteur, et pourtant cette nouvelle ne raconte que l'histoire d'une femme qui lit Anna Karénine en mangeant du chocolat.

J'ai terminé le livre, tellement j'ai lu un peu partout que c'était bien, qu'il fallait lire au moins un de ses romans dans la vie. Je l'ai terminé en attendant le déclic, ou une fin tellement bouleversante ou surprenante que ça rattraperait ou expliquerait le reste... et rien, sinon que j'étais bien contente d'être arrivée au bout de ces fastidieuses 318 pages. Parce que d'habitude, quand je n'aime pas, j'abandonne et c'est tout. Parce que comme dit Pennac, le troisième droit du lecteur c'est de ne finir un livre.

Une lecture poussive, pour un peu j'avais l'impression de me retrouver fasse aux faux-monnayeurs qui avaient traumatisé mes 15 ans (et que je n'avais pas fini, merci les notes de lectures des copines... on n'avait pas Internet à l'époque).

Je tenterai sans doute un autre de ses romans, parce que j'ai vraiment gardé un bon souvenir de Sommeil, mais ce ne sera pas pour tout de suite.

Ils l'ont lu aussi : Une comète,

Challenges

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