[Wells, Herbert George] La guerre des mondes

Publié le par Naelline

http://www.livraddict.com/covers/5/5973/couv74281740.gifLa guerre des mondes

Auteur : Herbert George Wells (Angleterre)
Illustration de couverture :

Titre original : War of the worlds
Traduction : Henry-D. Davray

Editeur : Gallimard (2005)
Collection : Folio

320 pages, 18 cm

Genre : Science-Fiction

ISBN : 2-07-030855-3
EAN : 9782070308552

Quatrième de couverture

Je voyais maintenant que c’étaient les créatures les moins terrestres qu’il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d’un grand corps rond, ou plutôt d’une grande tête ronde d’environ quatre pieds de diamètre et pourvue d’une figure. Cette face n’avait pas de narines – à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d’odorat – mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. La guerre des mondes est un récit passionnant qui relate l’invasion de la Terre par des Martiens. C’est un témoin extérieur qui nous montre le désarroi et la lutte désespérée des hommes face à un cataclysme directement sorti de l’enfer. Si les Martiens sont d’abord présentés comme des êtres faibles (la gravité terrestre, trois fois plus forte que celle de Mars, les empêche effectivement de se mouvoir rapidement), ils ne vont pas tarder à dévoiler leur puissance, qui n’aura d’égale que leur cruauté. Chef-d’œuvre de la science-fiction moderne, ce roman est le premier à décrire des extraterrestres à l’identité propre, intelligents et totalement inhumains.

Mon avis

Je dois faire partie des rares personnes à n'avoir pas vu le film... à moins qu'il m'ai tellement peu marqué que je ne m'en souviens pas. Et tant mieux ! J'assume ce tant mieux.

Ici, pas de voiture mais des voitures à cheveux, pas de missiles mais des batteries d'artillerie. Dans le livre, on est plus d'un siècle plus tôt, et la différence entre les technologies de l'homme et des envahisseur n'en est certainement que plus forte. Des détails scientifiques d'ailleurs bien présents, mais présentés avec talent tel que je ne m'y suis pas perdue ou que je n'en ai à aucun moment été ennuyée. Et puis je préfère l'Angleterre aux Etats-Unis comme cadre de l'histoire. C'est plus petit, on ne peut pas fuir aussi loin facilement (la traversée de la manche à la nage ce n'est pas donné à tout le monde !).

Un héros malgré lui auquel on s'attache pour deux raisons littéraires principales : la plume de Wells et la narration en forme de journal. On le suit à chaque instant, et on fuit avec lui. On fuit et on cherche sa femme dont le sort est incertain.
Des questions, des doutes, peu de réponses mais quand elles arrivent, ça fait en général plutôt mal.

Je ne regrette que deux choses. Tout d'abord l'absence de prénom des personnages, ce qui les distance du héros (lui même sans prénom). Ensuite, ô futilité de lectrice : je regrette d'avoir lu l'édition 2005 avec sa couverture "version moderne" de l'histoire. Qui ne colle pas avec le récit. Certains reprochent la lenteur du récit qui leur a fait lâcher le roman. Tant pis pour eux. Moi j'ai apprécié de prendre le temps, et puis tout s'accélère petit à petit.

Un classique du genre qui mérite d'être découvert, qui a su traverser le temps sans vieillir. Des question auxquelles ont n'a pas encore les réponses. Des peurs ancestrales qui existent toujours.

Ils l'ont lu aussi : Dame Meli, Antoni, Mr K, Delphine, Tristhenya, AzArIeL,

Challenges

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